J'étais au fond de mon lit, dans ma couette, je ne voulais parler à personne. Bill ne comprenait pas mon comportement. Je ne savais plu où j'en étais, et si j'avais tout simplement révé de ces choses ? Pourtant cela m'avait l'air si réel. Je cherchais mon portable, 16H00, il était temps que j'y aille pour faire les courses. Je sortis de ma couette enfilant mes converses.
Bill : Tu vas ou ?
moi : Faire les courses.
Tom : Arrête... zzzzzzzz
Bill : Je viens avec toi, c'est plus prudent, et je t'interdit de dire non.
moi : S'tu veux.
Bill pris son sweet et mis ses lunettes. Il prévint Gustav qu'il venait avec moi, et nous partîmes. Je montais dans sa voiture, le trajet se fit en silence je n'avais aucune envie de parler, j'étais encore choquée par les choses d'hier. Pourquoi Bill avait-il dit ça ? Pourquoi Tom m'avait-il embrassé ? Décidément, je me rendais compte que plus je restais avec eux et plus ma vie devenait un enfer. Il se stationna dans le parking du leclerc. Il pris un caddie, décidément il faisait tout pour me remonter le moral. Jamais il ne venait d'habitude faire les courses avec moi, j'y allais toujours seule ou Gustav venait avec moi. J'étais proche de Gustav mais en aucun cas il ne m'avait dit quelque chose qui me mettait mal à l'aise. Peut-être que je devenais parano, peut-être que ce n'étais que pour plaisanter hier. Nous étions vraiment dans la rigolade, peut-être que tout simplement
je m'inventais des trucs qui n'existais pas. Des chimères de rêves perdus ou égarés. Je rentrais dans le magasin, Bill me suivait poussant le caddie, machant un vieux chewing gum qu'il jetta.
Bill : On achète quoi ?
moi, une liste dans les mains : Des pâtes, de la viande, des becs pour vous, des trucs à manger, des légumes, et des accesoires persos de mecs.
Bill : Et toi ?
moi, cherchant le rayon des légumes en conserve : J'ai déjà tout acheté il y a deux jours.
Il se mit à fredonner une chanson, puis s'arrêta.
Bill , regardant le rayon : C'est là le rayon des légumes, Elie.
moi, faisant demi-tour : Mh Merci.
Bill, soucieux : Elie, tu m'as pas l'air dans ton êtat normal, qu'est-ce qui se passe ?
moi : Rien je t'assure, je suis simplement fatiguée.
Je posais trois conserves dans le caddie, des grosses, on pouvait facilement tenir trois jours avec ça, le temps d'aller dans une autre ville. Il me regarda. J'haussais les épaules et passais dans le rayon à côté.
Une demi-heure plus tard :Le caddie était presque plein à ras-bord. Je passais dans les derniers rayons pour finir les achats. Le rayons des épices. Bill prit une fiole de poivre, et la sentit, il se mit à éternuer.
Bill : Ehhh !!! Mon nez il sent un truc bizarre !
moi : Normal t'as sentis du poivre bêta !! xD
Ma mauvaise humeur était partie grâce à lui, mais il suffisait que d'une seule chose pour me faire retomber.
Bill, s'approchant de moi : Non, j'te jure sens mon nez, il sent bizarre !
moi, sentant son nez : mais non, il sent rien.
Bill : Rapproche-toi un peu, je te jure !
Je me rapprochais un peu, j'étais si proche de lui, mais rien, aucune odeur. C'est alors que je sentis une de ses mains dans mon dos et ses lèvres se posèrent sur les miennes. Est-ce que je devais bouger, je ne savais pas. Je ne pouvais pas, je le laissais faire. Mais lorsqu'il voulu passer sa langue dans ma bouche, je me détachais de lui.
Bill : pourquoi tu ne veux pas ?
moi : Toi aujourd'hui, Tom hier, vous avez quoi là les deux ?!
Bill : De quoi tu parles ? Tom Hier ? Il n'a rien fait !
moi : Forcément que tu n'as rien vu, t'avais les yeux fermés. Attendez une minute, si je comprends bien, c'est une sorte de compétition entre vous deux.
Grand blanc de quelques secondes moi, reculant de lui : Vous vous servez de moi piur un jeu, le premier qu'il l'a a gagné, c'est ça ?!
Bill : Mais non, ce n'est pas du tout ça. Elie voyons, Ce n'est pas ça... Pas du tout, crois-moi je t'en prie.
moi, reculant : Si c'est bien ça, j'en été sure, je savais que c'était ça depuis le début, vous étiez si sympathique avec moi, c'est facile avec une gamine de 16ans c'est ça ce que tu penses toi et ton frère !
Bill : Mais voyons de quoi tu parles à la fin ?! Je t'apprécies pour ce que tu es !
moi, me détachant de sa main : Laisse moi, je... je...
Je tournais les talons et partis et courant. Il hurla mon nom et me poursuivit, mais trop tard j'avais déjà disparue dans la ville. J'étais partie, je ne savais pas où j'allée dans cette ville, je ne la connaissais pas.Mais au moins je pouvais réfléchir. Etre enfin seule avec moi-même, reprendre ma vie d'avant, seule, à jamais seule. Peut-être que je n'étais pas faite pour vivre avec des gens. J'étais surement faite pour vivre seule.
Du point de vue de Bill :Je cherchais partout, je ne savais pas ou elle était passée. Je pensais qu'elle aurait compris mes sentiments, mais pourquoi avait-elle réagit comme ça. Je me passais la journée d'hier en tête. Je comprenais pourquoi, la phrase que j'avais dit, je ne pensais pas qu'elle l'aurait pris comme ça, je comprenais tout à présent. Elle était perde. J'étais allé trop vite, beaucoup trop vite. Je grimpais dans ma voiture. Je ne savais pas si je devais la chercher seul ou avec les autres. Peu importe. Si jamais ils s'inquiètaient ils m'appelleraient. Je sortis de ma voiture, ce n'étais pas comme ça que je la retrouverais facilement. Je cherchais dans mes poches, mon portable, j'avais des phtos d'elle. Peut-être que des passants l'ont vu.
moi, à une vieille femme en vélo : Excusez moi, madame, avez-vous vu cette jeune fille ?
La vieille : Ah, non désolé jeune homme.
Je courrus vers d'autres personnes, les quelques unes que je croisais me dirent tous la même chose, il ne l'avait pas vu. Je commençais à perdre sérieusement espoir, mais une fille tira mon T shirt, je me retournais. La fille était habillée comme une prostituée.
La fille : Ecoute mon chou, moi je l'ai vue.
moi : Ou ? Dans qu'elle direction ? Dis moi le vite !
La fille, un sourire aux lèvres : Je te le dis, si tu me donnes du plaisir.
Je ne pouvais pas, et pourtant si c'était ma seule chance ? Si elle savait où était Elie, elle me le dirait si je couchais avec elle. Mais je n'en avais aucune envie. Je me dégageais d'elle. J'allais chercher ailleurs. Je repris ma route, cherchant des commerçants à qui je n'avais pas parlé.
La fille : Eh, mon Chou, t'as l'air complétement pomé, tu l'as cherche tant que ça cette jeune fille ?
moi : Oui, c'est par ma faute si elle a fugué. Je me sens responsable.
La fille : Je l'ai vue courir dans cette direction quand je l'ai interpellé, elle avait les larmes aux yeux. Si tu continues vers là-bas tu la trouveras peut-être.
moi : Merci... Mais pourquoi m'aider ?
La fille, reprenant son chemin : Je ne vois pas pourquoi je t'empecherais de la retrouver pour mon petit plaisir si toi tu souffres de l'avoir perdu, c'est tout, c'est pour une raison de morale.
Je fis un léger signe de tête et repris ma course folle à travers la ville. Mes santiagues me donnaient de furieuses ampoules. Je sentais le sang couler le long de mon talon. Mais je n'avais pas le temps de penser à ça, je voulais la retrouver à tout prix. Une croisement. Je m'arrêtais, regardant chaque route, cherchant Elie des yeux. Il faisait nuit à présent. J'étais exténué de courir dans tous les sens. Je ne sentais plus mes pieds à cause de la douleur de mes ampoules éclatées. Je m'asseyais sur le rebord d'une fenêtre de commerçant, cherchant réfléchissant à un endroit où elle pouvait être. Je me rapellais tous les endroits qu'elle aimait. C'était difficile, elle ne parlait pratiquement jamais d'elle, mais c'était ça que j'aimais, chercher à découvrir l'autre alors qu'il s'entr-ouvre à vous. Je penchais ma tête an arrière les yeux fermés, me remémorant tous ce que je savais d'elle. Une main se posa sur ma cuisse, et me la tapota, j'ouvrais les yeux, c'était Tom avec les deux autres garçons, Gustav et Goerg.
moi, essayant de sourire : Salut les gars.
Tom : On vous voyait pas rentrer alors on s'est inquiétait et des gens nous ont dit t'avoir vu chercher une jeune fille.
moi, baissant la tête : Oui, Elie a fugué.
Goerg : Qu'elle en est la raison ?
moi : Je... Je... Je l'ai
embrassé...
Tom, s'asseyant pret de moi : Je l'ai fait aussi hier, quand vous aviez les yeux fermés, je ne pensais pas qu'elle réagirait ainsi.
moi : Elle me l'a dit.
Tom : Je ne sais pas ce qui m'a prit, elle est pourtant mon type de fille, peut-être un problème de cerveau.
moi : ...
Gustav : Bill, tu es celui qui la connais le plus, sais-tu où elle pourrait bien être ?
moi : Non, j'ai beau essayer de me rémémorer les endroits qu'elle aime bien, je n'en vois aucun, comme si elle ne m'avait rien dit en le faisant exprés.
Gustav : Te souviens-tu d'un truc ?
moi, cherchant dans le ciel : Je me souviens que lors d'une de nos conversations elle m'a dit :" Le problème avec moi, c'est que j'adore l'eau
^^ ".
Goerg : Ca nous aide pas beaucoup, à moins que...
moi : A moins qu'elle ne veuille parler d'un endroit avec de l'eau. La piscine municipale !
Je me levais et me mis à courir vers la piscine, les garçons suivirent. Je poussais la porte d'entrée elle était ouverte. Je rentrais dans le bâtiment, il faisait noir. Je poussais la porte des vestiaires, faisant toutes les cabines. Rien, personne. Je rentrais dans la salle avec la piscine, enjmabant l'eau pour se tremper les pieds. Je regardais la salle, personne. Je cherchais mieux, je vis des remous dans l'eau, puis je la voyais, un pied dans l'eau, elle était appuyé sur son genoux. Remuant l'eau avec son pied et son doigt. Je m'approchais sans qu'elle ne s'en rende compte. Je suis à côté d'elle debout.
moi : Je peux m'asseoir à côté de toi ?
Elie : Si tu veux...
moi : C'est beau ici non... Avec l'éclairage de la piscine... Tu...
Je plongeais mon regard dans le sien, elle se jeta sur moi, me serrant contre elle. Elle enfouit son visage contre mon torse, dans le tissu de mon T shirt. Je la serrais contre moi, ses bras fins étaient autour de moi et m'éteintaient avec force. Je mis l'une de mes mains sur sa tête et caressais ses cheveux. Leur douceur me réconfortait. Je sentis un endroit de mon T shirt s'humidifier, son corps se soulevait par saccade. Elle pleurait. Je la serrais plus contre moi, je voulais que la chaleur et que mon enlacement la réconforte. Elle leva sa tête, ses yeux étaient humides, et des larmes roulaient le long de ses joues. Je passais ma main sur ses joues, chassant ses larmes. J'approchais doucement mon visage. Elle releva sa tête un peu plus. Je me mordis la lèvre, regardant en bas, puis revenant dans ses yeux. J'approchais à nouveau mon visage du sien, nos lèvres se frôlaient presque. Je sentis sa main sur man nuque et lentement elle m'ammena vers elle, je sentais la douceur de ses lèvres ainsi que leur chaleur. Je me détachai de ses lèvres, la gardant dans mes bras. Malgrés les différents événènements qui s'étaient produits, elle était calme. Je pensais à ce moment là que sa fugue lui avait permis de réfléchir. C'était clair à présent.
Je l'aimais.